Le programme 2014-2020

Le 13 juin 2014, le Conseil Régional Midi-Pyrénées a lancé l’appel à candidature du programme LEADER 2014-2020. Suite à notre candidature déposée le 30 novembre 2014, la commission permanente de la Région Midi Pyrénées du 9 juillet 2015 a retenu notre projet et a alloué une enveloppe de 2 270 000 € de FEADER pour notre territoire.

La candidature

Les acteurs locaux publics et privés ont été mobilisés dès les travaux d’élaboration de la stratégie de candidature LEADER (septembre 2014). Ils ont travaillé ensemble autour d’ateliers thématiques : services, santé et vieillissement, systèmes alimentaires locaux, transition écologique et énergétique, mobilité et TIC, économie-emploi et insertion. L’élaboration d’un diagnostic de territoire partagé a permis de dégager les enjeux prioritaires à prendre en compte dans le futur programme et a abouti à la définition de la stratégie ciblée. Plus d’une centaine de personnes, élus, techniciens et représentants de la société civile ont participé à près d'une dizaine de rencontres organisées par le Pays dans le cadre de la préparation de ce programme.
Une concertation publique en ligne a permis de recueillir plus 120 contributions et d’enrichir le diagnostic du territoire. Cette concertation s'est clôturée le 12 novembre 2014 à Sérénac lors d'un forum de présentation et d'échanges avec l'ensemble des acteurs ayant participé à cette démarche

D’une part, le territoire connaît un renouveau démographique récent avec l’installation de jeunes ménages actifs, en attente de services pour concilier au mieux vie professionnelle et vie personnelle. D’autre part, il est confronté à un vieillissement marqué de la population avec les problèmes liés à la dépendance, au maintien à domicile et à l’accès aux soins.
La question de la santé devient prégnante du fait de besoins toujours plus importants confrontés à une pénurie de professionnels. L’offre de service de santé est donc un enjeu majeur pour l’attractivité du territoire et le maintien des populations.
De la même manière, l’accès à la culture, pour tous et partout, est un facteur essentiel de la qualité de vie de la population. Ces différents services à la population constituent la base de l’économie présentielle du territoire.

L’économie présentielle, qui  se développe et se diffuse sur l’ensemble du territoire, est aujourd’hui une opportunité pour la création d’emplois de services. On pointe également des difficultés de transmission-reprise pour l’ensemble des activités (agriculture, artisanat-commerce…) avec des risques de disparition de certains savoir-faire, de services existants ou d’entreprises en place. Une partie de la population connaît également des difficultés d’emploi et d’insertion professionnelle, qui nécessitent des dispositifs spécifiques d’accompagnement en relation avec l’économie réelle du territoire.

Le développement d’une économie de proximité doit s’appuyer sur ses ressources locales :

  • 400 exploitations agricoles qui développent les circuits courts, en relation avec le bassin de consommation de l’Albigeois et les possibilités de débouchés pour la restauration collective ou auprès des entreprises artisanales de transformation,
  • les activités touristiques qui s’appuient sur la valorisation des ressources patrimoniales et naturelles.

La moitié des consommations énergétiques du territoire sont liées au chauffage et aux consommations électriques diverses des logements. La rénovation énergétique des bâtiments représente un enjeu majeur pour la diminution des gaz à effet de serre (GES) et le pouvoir d’achat des ménages. C’est aussi un enjeu économique en terme de gisement d’emplois et d’activités.

En s’engageant pleinement dans la rénovation énergétique et la gestion économe de leur patrimoine, les collectivités locales ont un rôle d’exemplarité à jouer. La production énergétique représente près de 15% de l’énergie totale consommée sur notre territoire. De nouvelles filières émergent et tentent de se développer. L’enjeu est d’accompagner ces projets. Il faut également mobiliser de nouveaux gisements  afin de  pouvoir diversifier la palette énergétique, en cohérence avec les besoins et les ressources du territoire.

La mobilité et les déplacements, pour les services et l’emploi, sont aussi des enjeux environnementaux  forts. Ils représentent 1/4 des consommations énergétiques pour les transports et l’émission corollaire de Gaz à Effet de Serre.